Dans le prolongement de la manifestation du 6 novembre contre le Tir aux loups, la SPA vous invite à envoyer la lettre qui ci-desous au MEDD et au MAAPAR.
L’élevage ovin, en France, connaît des difficultés économiques réelles que la présence du loup accentue par le surcroît de travail que la nécessaire protection des troupeaux impose. Mais cette réalité ne doit pas faire du loup le bouc émissaire de tous les maux auxquels est confrontée cette profession. 300 loups au Portugal, 500 à 700 en Italie, 2000 en Espagne… Chez nos voisins européens, malgré certains conflits locaux avec l’élevage, le loup se développe sans que sa présence ne suscite les oppositions au niveau surréaliste que l’on connaît en France. Ces pays ont avancé sur la voie d’une cohabitation entre cet animal et les activités humaines.
Le gouvernement français vient de rendre public son plan d’action sur le loup. Celui-ci affirme que le retour de cette espèce constitue un enrichissement de notre patrimoine naturel et que la croissance de la population comme sa colonisation de nouveaux territoires en dehors de l’arc alpin doivent être maîtrisés pour concilier ce développement avec la poursuite des activités pastorales. Bien que les mesures annoncées, notamment en soutien à l’élevage, aillent globalement dans le sens d’une cohabitation possible entre cette activité et le prédateur, aucun objectif clair de conservation de l’espèce n’est annoncé. En revanche, l’essentiel de la gestion proposée se base sur des prélèvements par tir alors que le plan n’apporte aucune preuve d’un bon état de conservation de la population, condition nécessaire pour de possibles dérogations aux textes internationaux de protection de cette espèce.
Le gouvernement, sourd aux revendications d’une majorité de citoyens, entend ainsi poursuivre une politique inutile de destruction d’une espèce dont le prélèvement de quelques individus ici et là n’apportera aucune solution tangible et pérenne aux pertes subies dans l’ensemble des élevages à cause de la prédation.
Le 6 novembre 2004, par un grand élan populaire et sans précédent, les protecteurs de la nature ont clairement exprimé leur refus des tirs de loups décidés par ce gouvernement, ainsi que leur hostilité au braconnage auquel le plan d’action annoncé n’apporte aucune solution concrète pour le maîtriser.
Nous vous proposons d’adresser en termes courtois le message suivant aux conseillers respectifs du ministre de l’Agriculture et du ministre de l’Ecologie :
Monsieur le Conseiller,
En tant que citoyen attaché à une solution durable pour concilier les activités pastorales et la présence du loup en France, j’exige de votre ministre :
1- L’arrêt immédiat des tirs de loups
2- Une lutte efficace contre le braconnage et l’application de sanctions contrent ceux qui bafouent la loi
3- Le retrait de l’amendement au Code Rural prévoyant des zones d’exclusion des prédateurs
4- La mise en place d’un véritable plan de conservation et de gestion du loup
5- Des mesures véritablement incitatives à la protection des troupeaux (notamment par des chiens de race patou) et un remboursement rapide et complet des dégâts de prédation
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