Le rapport Situation des enfants dans le monde 2006 est consacré aux enfants invisibles et exclus ainsi qu’aux mesures que doivent prendre ceux qui sont responsables de leur bien-être pour les protéger et mettre fin à leur exclusion.
Des millions d’enfants sont privés de protection et dans l’impossibilité de participer à la vie de la société. Ils deviennent invisibles lorsqu’ils sont maltraités et exploités à l’insu de tous et qu’ils cessent d’être comptabilisés dans les statistiques. Même des enfants que l’on voit tous les jours peuvent être considérés comme «invisibles» parce qu’ils sont négligés ou ignorés.
L’exclusion touche les enfants dans tous les pays, toutes les sociétés et toutes les communautés. À l’échelon national, ses causes profondes sont la pauvreté, une mauvaise gestion des affaires publiques, les conflits armés et le VIH/SIDA. A l’intérieur d’un même pays, les inégalités entre enfants peuvent être éclipsées par le fait que les Objectifs de développement du Millénaire s’appuient sur des moyennes nationales. Plusieurs facteurs augmentent le risque d’invisibilité de ces enfants: l’absence de papiers officiels d’identité; une protection insuffisante par l’État des enfants qui ne sont pas élevés par leurs parents; l’exploitation et l’accession prématurée des enfants à des rôles d’adultes.
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Plus de 2000 entreprises impliquées, mais aussi des personnalités parmi lesquelles l’ancien ministre de l’Intérieur Charles Pasqua, et les ex-diplomates Jean-Bernard Mérimée et Serge Boidevaix : c’est une gigantesque pompe à corruption que la commission d’enquête indépendante présidée par l’ancien président de la Banque centrale américaine, Paul Volcker, s’est employée à démonter. Dans son rapport publié hier (1), elle détaille les mécanismes utilisés pour détourner le programme «Pétrole contre nourriture» mis en place par l’ONU en 1996. Bagdad s’était vu autoriser une reprise limitée de ses exportations pétrolières afin de financer l’importation de biens de première nécessité. Par ses failles, le programme a permis au régime de Saddam Hussein de capter illégalement 1,8 milliard de dollars.
